car on desert

Conduire en Jordanie : conseils, risques réels et dangers

Si vous préparez votre voyage, vous vous demandez sûrement si c’est compliqué, dangereux, chaotique… ou si, comme beaucoup, vous allez vivre un road trip incroyable sans prise de tête. Et honnêtement ? Les deux sont possibles.

Je vis dans le désert du Wadi Rum, et je passe une bonne partie de mes journées entre les routes du sud, les pistes du désert et des trajets interminables pour rejoindre Amman. Autant vous dire que j’ai vu :

  • des dépassements improbables
  • des troupeaux de chèvres traverser sans prévenir
  • des conducteurs… très détendus
  • et des voyageurs paniquer parce que Google Maps les envoie sur une route qui n’existe pas.

Mais j’ai aussi vu des gens vivre leur meilleur voyage, justement parce qu’ils avaient leur voiture : plus de liberté, plus de rencontres, plus d’imprévus magiques.

Dans cet article, je vais vous donner la vérité terrain, pas celle des blogs qui résument la conduite en Jordanie en trois lignes. Je vais vous parler des vraies routes, des risques réels, des pièges à éviter, des comportements locaux, des zones à contourner, des routes magnifiques… et surtout de comment conduire sans stress. Yalla ?


Spoiler : ce n’est pas “dangereux”, mais ce n’est pas non plus comme conduire en France. C’est… différent. Et savoir à quoi s’attendre change tout.


Beaucoup de voyageurs débarquent en Jordanie avec quelques idées reçues bien tenaces :

  • Les routes sont en mauvais état.
    Alors on va mettre ça au clair tout de suite : globalement, c’est faux ! Oui, la Jordanie a des routes goudronnées (et même très correctes sur les axes principaux). Est-ce que vous croiserez deux-trois nids-de-poule ? Probablement.
    Mais honnêtement… pas plus que dans nos petites routes de campagne françaises. Ce n’est pas un pays fait de pistes, sauf dans le désert (et encore, vous n’irez pas seuls là-bas).
  • Les Jordaniens conduisent n’importe comment.
    Celle-ci me fait beaucoup rire. Bien sûr qu’il y a des chauffards, comme partout, mais parler de conduite anarchique, c’est un peu exagéré. En vrai, c’est plutôt un bazar organisé. Ici, vous voulez vous arrêter acheter du pain ? Vous vous mettez sur le côté, vous descendez, et personne ne klaxonne. Ils vous contournent tranquillement, et la vie continue. C’est une logique différente, mais ça fonctionne.
  • Il y a du monde partout.
    Oui… à Amman. Mais c’est la capitale, donc rien d’étonnant. Dès que vous en sortez, c’est une autre ambiance : plus fluide, plus simple, parfois même il n’y a pas un chat !
  • Un GPS ne suffit pas.
    Faux, faux et re-faux. Aujourd’hui, Google Maps fonctionne partout en Jordanie.
    Bon, je ne vais pas vous mentir : quand il vous envoie dans un petit village perché au milieu de nulle part, il peut avoir une petite hésitation. Mais 95 % du temps, il vous mène à bon port sans souci.

Bref : la réalité est bien plus nuancée que les croyances qu’on entend souvent.


Les voyageurs sont souvent surpris : les routes principales sont larges, propres et très bien entretenues. En réalité, on roule surtout sur trois grands axes en Jordanie… et ce sont précisément ceux que vous emprunterez 90 % du temps.

Là où ça peut surprendre, c’est sur les distances et les temps de trajet. Sur Google Maps, tout semble rapide. Dans la vraie vie… disons que c’est un peu comme la Corse : peu de kilomètres, mais du dénivelé, des lacets, et des paysages tellement magnifiques que vous vous arrêterez tous les deux kilomètres pour faire une photo. Résultat : les trajets s’allongent naturellement et c’est normal.

Et puis, il y a la signature jordanienne : les ralentisseurs. Je vous préviens… certains sont dignes d’un petit trottoir. En France, Belgique ou Suisse, ils sont bien visibles, et peints. En Jordanie ? Pas du tout. C’est l’environnement autour, une école, une mosquée, un croisement, qui vous mettra la puce à l’oreille. Autre particularité : les routes sont souvent très sombres la nuit, donc on reste vigilant.

Côté conduite locale, on entre dans un autre univers. Les Jordaniens ont leurs propres codes, et ils les respectent ! Ils anticipent énormément, ils communiquent en permanence : un coup de klaxon, un appel de phare, un petit geste… Ici, le klaxon n’est pas une agression, c’est un langage.

Et même si vous aurez parfois l’impression qu’ils font tout sauf conduire (téléphone, cigarette, enfants non attachés…), ils roulent étonnamment doucement. Leur gestion des distances de sécurité et des dépassements est différente de la nôtre : ne soyez donc pas surpris.

Au final ? Rien d’insurmontable. Conduire en Jordanie est même un vrai plaisir !


La location de voiture est la meilleure façon de découvrir la Jordanie… si vous aimez être autonome et sortir un peu des sentiers battus.


Louer une voiture en Jordanie, c’est la clé pour explorer le pays à votre rythme, mais mieux vaut comprendre le vrai coût avant de signer. En général, comptez entre 25 et 50 € par jour pour une voiture dite « compacte », et plus si vous optez pour un 4×4 (qui n’est pas indispensable pour vous aventurer dans tous le pays)

Côté assurances, il y a quelques points essentiels à connaître : la franchise correspond au montant que vous aurez à payer en cas de dommages. Certaines agences proposent de la réduire grâce à une assurance CDW (Collision Damage Waiver) ou sa version renforcée, la Super CDW, qui limite encore plus votre responsabilité. Je vous conseille vraiment de ne pas lésiner sur ce point : mieux vaut payer un supplément que de se retrouver avec une mauvaise surprise. 

Petit avertissement : certaines agences peu scrupuleuses tentent des extras facturés à la fin, comme des rayures imaginaires ou des pneus usés “hors norme”. Mon conseil : inspectez bien la voiture avant de partir, prenez des vidéos (j’insiste sur ce point !) et notez tout sur le contrat. Avec ces précautions, louer une voiture devient un vrai plaisir, et vous partez l’esprit tranquille pour découvrir la Jordanie.


Bonne nouvelle pour les voyageurs : le permis international n’est pas obligatoire en Jordanie ! Les agences de location vous demanderont simplement votre permis national, et c’est tout.

Pas besoin de stresser ou d’anticiper ce point avant votre départ. Résultat : vous êtes tranquille et prêt à profiter de votre road trip dès le premier kilomètre, sans complication ni paperasse supplémentaire.

ancient rock carved architecture in al baydha jordan

En Jordanie, louer une voiture est facile, mais mieux vaut savoir où chercher pour éviter les mauvaises surprises.

Aéroports : si vous arrivez à Amman ou Aqaba, c’est souvent l’option la plus pratique. Les grandes agences internationales y sont présentes, et vous repartez avec votre voiture dès l’atterrissage. Pratique, oui… mais souvent un peu plus cher que de passer par une agence en ville ou locale.

Agences locales : elles proposent parfois des tarifs plus avantageux et, cerise sur le gâteau, vous faites tourner l’économie locale. L’inconvénient ? Certaines agences un peu moins sérieuses peuvent tenter des frais cachés. Mon conseil : inspectez la voiture, prenez des photos, et notez tout sur le contrat avant de démarrer.

Alternatives : si vous n’avez pas besoin de voiture tous les jours, ou même pas du tout, vous pouvez combiner taxis et transports en commun locaux. Ce n’est pas toujours le plus simple ni le plus économique, mais ça peut dépanner pour certaines portions de votre voyage.

Mon conseil d’experte : anticipez, choisissez votre véhicule selon votre itinéraire et votre confort, et vérifiez toujours que tout est bien noté sur le contrat. Avec ces précautions, votre road trip en Jordanie devient un vrai plaisir, sans stress ni mauvaise surprise.


La Jordanie a un code de la route clair, écrit noir sur blanc. Les conducteurs, eux, ont parfois leur propre interprétation… mais rassurez-vous : ça fonctionne. Connaître les règles, mais surtout observer le terrain, c’est la clé pour conduire sereinement dans le royaume.

Les limitations officielles sont simples :

  • 60 km/h en ville
  • 80 km/h sur les routes secondaires
  • 110 km/h sur les autoroutes

En pratique, la réalité est un peu plus flexible. Les Jordaniens roulent souvent un peu au-dessus des limites, surtout sur les grands axes. Mais pas de panique : les radars sont fréquents, donc il suffit de s’adapter au rythme local. Mon petit conseil : observez les conducteurs autour de vous et ajustez votre vitesse, tout en restant vigilant.


Ici, pas de radars robot modernes comme en Europe. La plupart sont des postes de police physiques bien visibles ou des voitures équipées de jumelles.

Le vrai challenge ? Vous ne savez jamais exactement à quelle vitesse rouler. Le meilleur réflexe : ralentir et suivre les locaux. Ça fonctionne très bien, et vous évite les mauvaises surprises. Un autre point important : la police est présente sur les grands axes et aux abords des villes, donc vigilance oblige !

columns under blue skies

Globalement, les panneaux sont clairs, mais… avec quelques particularités locales :

  • Stop : respecté environ 70 % du temps
  • Priorité : souvent intuitive, il faut être attentif
  • Feux tricolores : respectés, mais la nuit ils sont parfois “souples”

Et les ronds-points ? Il y en a très peu en Jordanie. Cela signifie qu’il ne faut pas louper sa sortie sous peine de faire un long détour ! À Amman, la règle tacite est simple : “à celui qui s’insère le mieux”. Ça peut paraître chaotique au début, mais une fois habitué, ça roule ! 


Ici, je vous partage ce que vous ne trouverez pas sur Google et que seule une personne habitant sur place et habitué aux routes jordaniennes connait.

Si vous êtes stressé(e) facilement, petit avertissement : évitez Amman aux heures de pointe. La capitale est dense, rapide et ses voies s’entrecroisent. Une sortie ratée peut facilement vous faire perdre 15 à 20 minutes sur le périphérique.

Amman compte plusieurs millions d’habitants et, comme dans toutes grandes villes, le trafic est intense le matin et le soir. Le périphérique se bloque souvent dès le jeudi soir, car le week-end jordanien tombe le vendredi et samedi. Mon conseil : planifiez vos déplacements hors des heures de pointe et laissez une marge de temps. Observer les locaux vous aidera aussi à comprendre le flux et à vous insérer sans stress.


Cette route est l’axe principal pour rejoindre le sud et le port du pays. Quelques points à connaître :

  • Camions : nombreux et très lents, surtout ceux qui descendent vers le port.
  • Dangers la nuit : la route n’est pas entièrement éclairée, et les conducteurs utilisent souvent des phares ultra puissants ou clignotants, ce qui peut éblouir.
  • Dépassements : certains roulent très vite, donc prudence.

Mon conseil : roulez prudemment, respectez les distances et adaptez votre vitesse à la visibilité et aux camions. C’est long, mais la route est sûre si on reste attentif.


La King’s Highway est sans doute la plus belle route du pays. Montagnes, virages, panoramas à couper le souffle… mais attention, c’est très lent. Préparez-vous à des virages serrés, des montées et descentes qui demandent concentration et patience.

Je vous conseille vivement de l’emprunter : c’est un itinéraire inoubliable, parfait pour ceux qui veulent prendre le temps d’admirer le pays.


La réponse est… oui et non. Laissez-moi vous expliquer.

Oui, il est possible de conduire dans le désert si vous remplissez certaines conditions :

  • vous louez un véritable 4×4, avec transmission intégrale
  • vous avez de l’expérience en conduite sur sable
  • vous êtes prêt(e) à gérer un éventuel ensablement (parce que ça arrive vite)
  • vous êtes conscient(e) qu’il n’y a aucune connexion internet dans le désert donc pas de GPS, pas de Google Maps, pas de repère numérique.

Conduire seul dans le Wadi Rum demande donc une vraie préparation, un bon sens de l’orientation et, idéalement, un guide local à suivre. Si vous choisissez cette option, il faudra aussi payer l’entrée du véhicule au Visitor Center.

Non, pour la plupart des voyageurs. Le Wadi Rum est immense, les pistes sont nombreuses, parfois invisibles. Les locaux le connaissent comme leur poche, et c’est un vrai confort de se laisser guider : plus de charge mentale, pas de stress, pas de risque de s’égarer… vous montez dans la jeep et vous profitez.

Ce qu’on oublie souvent avant de partir c’est que le désert commence bien avant d’arriver au Visitor Center :

  • aucune station essence après la Desert Highway : faites le plein avant
  • jusqu’au dernier village, la route est goudronnée et ensuite… plus rien. Vous laisserez votre voiture sur le parking du village pour continuer en jeep.

Si vous rêvez d’un vrai moment hors du temps, loin du bruit, du réseau et du bitume, je recommande Lif’Adventure. Une expérience au cœur de la réserve naturelle du Wadi Rum, pour profiter du désert dans ce qu’il a de plus authentique et paisible.


Avant de prendre le volant, il est essentiel de connaître les vrais dangers sur les routes jordaniennes. Pas de panique inutile : ce ne sont pas des routes impraticables, mais quelques surprises typiques du pays peuvent vous surprendre si vous n’êtes pas préparé(e). Dans cette section, je vous explique ce qu’il faut vraiment surveiller, comment réagir, et surtout comment profiter de votre road trip en toute sécurité.


En Jordanie, il existe deux vrais pièges sur les routes et ce ne sont pas ceux auxquels vous pensez.

  • Les animaux. Dromadaires, chèvres, moutons… Ici, tout le monde se balade librement. Sur les routes de campagne, il n’est pas rare de voir un troupeau traverser sans prévenir. C’est exotique, c’est typique… et honnêtement, c’est sûrement le seul bouchon que vous vivrez du voyage (à part dans Amman, évidemment).
  • Les dos-d’âne invisibles. Alors eux… ils méritent un prix. Ils sont bien là, mais ils apparaissent au dernier moment, surtout dans les zones habitées. Dès que vous entrez dans un village, un hameau ou même une mini-zone résidentielle : attendez-vous à un dos-d’âne. Et attention sur la Highway : vous pouvez passer de 110 km/h à 50 km/h en un claquement de doigts… avec un dos-d’âne en prime pour vous ralentir (littéralement).

Les routes sont très mal éclairées. La seule route illuminée en continu, c’est la Desert Highway, l’axe qui relie le nord au sud du pays. Partout ailleurs (routes de montagne, routes de campagne, Wadi Rum, Dana…), c’est noir complet. Pour éviter d’avoir à conduire la nuit, pensez à :

  • vérifier l’heure du coucher du soleil (en hiver, il fait nuit dès 17h30 !)
  • organiser votre itinéraire en conséquence

Les “éclairages personnalisés” font partis du décor ! Ici, chacun laisse exprimer sa créativité. Vous pourrez croiser :

  • des camions avec des gyrophares
  • des voitures décorées comme des sapins de Noël
  • des guirlandes roses façon boîte de nuit.

C’est amusant deux minutes… puis ça éblouit beaucoup.


Rien d’inquiétant : la Jordanie n’est pas un pays militarisé, mais il y a beaucoup de checkpoints. Ils servent surtout à vérifier que tout va bien et à sécuriser les routes.

La première chose à savoir  est que votre voiture de location se repère à des kilomètres. La plaque d’immatriculation est spécifique, donc ils savent immédiatement que vous êtes touristes. 

Quand ils vous arrêtent, ils posent généralement deux questions :

  1. Where are you from ? (ils prendront votre passeport)
  2. Car licence, please (la carte grise de la voiture)

Et c’est tout. Sauf si, bien sûr, vous avez joué au pilote de rallye juste avant : dans ce cas, ils auront peut-être une ou deux questions en plus.


Pour profiter pleinement de votre road trip en Jordanie, il ne suffit pas d’avoir une voiture. Une bonne organisation et quelques astuces locales font toute la différence. Dans cette section, je vous partage mes conseils d’expat, testés sur le terrain, pour planifier vos trajets, éviter la fatigue et transformer chaque kilomètre en plaisir.


En Jordanie, les distances peuvent paraître courtes… mais les routes ne sont pas toujours rapides. Entre les montagnes, les virages, les troupeaux (coucou les chèvres !) et les limitations qui changent soudainement, mieux vaut prévoir large.

Quelques conseils pour rouler sans finir éreinté :

  • Évitez d’enchaîner trop d’heures de route dans la même journée, surtout si vous visitez un site (comme Petra… qui vous prend déjà toute votre énergie).
  • Gardez toujours 30 à 45 minutes de marge entre ce que Google Maps annonce… et la réalité jordanienne.
  • Lisez mon article pour vous donner une idée d’itinéraire et de budget pour 10 jours de road trip en Jordanie 
  • Privilégiez la conduite le matin, quand vous êtes frais et que la lumière est parfaite.
  • Et surtout : ne prévoyez rien après le coucher du soleil. La nuit tombe vite et on ne conduit pas de nuit, point final.

Bref : votre road trip doit être une aventure, pas un marathon.


En ville, aucun souci. Dans le sud du pays… c’est une autre histoire.

Voici la règle d’or : Dès que votre réservoir atteint la moitié, vous faites le plein. Pas à 1/4, pas quand ça pique… à la moitié.

Pourquoi ? Parce que dans certaines zones, les stations sont espacées, et parfois… fermées. Vous n’avez pas envie de finir en panne au milieu de nulle part avec les dromadaires comme seuls témoins.

Les gestes simples :

  • Faites systématiquement le plein avant de vous aventurer dans l’arrière pays
  • Évitez d’attendre une “prochaine station” qui n’arrivera probablement pas avant 60 km.
  • Gardez un peu de cash : certaines stations ne prennent pas la carte.

Les amendes en Jordanie peuvent être salées… mais heureusement, elles sont faciles à éviter.

Les erreurs fréquentes :

  • Rouler trop vite (les radars sont partout, surtout sur la Desert Highway).
  • Ignorer les limitations soudaines : oui, passer de 110 km/h à 50 km/h d’un coup, c’est normal ici.
  • Ne pas mettre la ceinture, même à l’arrière.
  • Téléphoner en conduisant : tolérance zéro même si tout le monde le fait…
  • Se garer n’importe où à Amman : on parle de contraventions… ou de fourrière !

Comment faire simple ?

  • Suivez les limitations (même si elles semblent « bizarres »).
  • Gardez la ceinture tout le temps (même si elle est optionnelle pour les locaux).
  • Ne jouez pas avec votre téléphone (même si tout le monde l’utilise).
  • À Amman, privilégiez le parking souterrain ou les zones clairement autorisées.

Avec ça, vous évitez 99 % des soucis. Et votre caution chez le loueur reste bien au chaud.


Routes principales fiables et en bon état. Ne paniquez pas, la plupart des trajets sont simples.
Ralentisseurs invisibles. Restez attentif dans les villages et hameaux.
Animaux sur la route : dromadaires, chèvres et moutons peuvent traverser n’importe où.
Gestion de l’essence : faites le plein à moitié réservoir pour éviter les mauvaises surprises.
Évitez de conduire de nuit : routes non éclairées et éclairages “créatifs” des autres véhicules.
Respectez les limitations de vitesse : radars fréquents, surtout sur Desert Highway.
Ne vous aventurez pas seul dans le désert : 4×4 obligatoire et idéalement avec un guide.
Prévoir un peu de cash : certaines stations-service n’acceptent pas la carte.
Privilégiez la boîte automatique : moins de fatigue et plus de confort, surtout dans les montagnes.
Inspection du véhicule : photos, vidéos et tout noter sur le contrat avant le départ.


Vous avez encore des questions sur la conduite en Jordanie ? Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul(e) ! Dans cette FAQ, je réponds aux interrogations les plus fréquentes des voyageurs, de la location de voiture aux pièges à éviter, pour que votre road trip se passe sans stress et en toute sérénité.

Non  à condition d’être attentif et de connaître deux ou trois spécificités du pays. Les routes sont globalement bonnes, mais :

  • la signalisation peut parfois surprendre,
  • les limitations changent très vite,
  • et les animaux adorent traverser au moment où vous passez.

Avec un peu de préparation (et un conducteur concentré), c’est tout à fait gérable.

Pour parcourir le pays et faire un road trip classique : non, une voiture standard suffit largement. La seule exception, c’est le désert du Wadi Rum :

  • pour rouler dans le désert : 4×4 obligatoire,
  • mais même avec un 4×4, il est vivement déconseillé de s’y aventurer seul : pas de réseau, orientation complexe, sable… Le meilleur choix : laisser votre voiture au village et continuer en jeep avec un guide local. C’est plus sûr, plus simple, et surtout… beaucoup plus agréable.

Bonne nouvelle : non, aucun péage sur les routes classiques. L’unique exception est à Aqaba, ville en zone franche. Vous tomberez sur un péage de douane. Pour tout le reste du pays : zéro péage !

Globalement, oui :

  • les grands axes comme la Desert Highway ou la Dead Sea Highway sont corrects à très bons
  • certaines routes de montagne ou de campagne sont plus étroites et parfois vieillissantes
  • et la King’s Highway, magnifique, reste plus lente et sinueuse.

Rien d’infranchissable : il suffit de rouler à son rythme et de rester vigilant.

Oui, dans la majorité des cas. La plupart des stations-service en Jordanie acceptent la carte bancaire, surtout sur les grands axes comme la Desert Highway ou autour des grandes villes (Amman, Madaba, Aqaba). Mais attention, dans les zones plus reculées, il arrive encore que seule l’espèce soit acceptée.

Mon conseil : gardez toujours 20 à 30 JOD en liquide dans la voiture pour éviter tout stress.

Rassurez-vous : les agences de location sont très réactives en Jordanie.

Si vous tombez en panne :

  • Appelez directement l’agence (numéro sur votre contrat).
  • Elles envoient généralement un dépanneur ou un nouveau véhicule, même dans des zones éloignées.
  • La plupart des agences locales ont un service 24/7, car les routes sont longues et les pannes… ça arrive.

Important :

  • Vérifiez avant de partir que l’agence propose une assistance en cas de panne.
  • Faites des photos de l’état du véhicule à la prise en charge pour éviter tout litige.
  • Les Jordaniens s’arrêtent naturellement pour aider, la solidarité ici n’est pas un mythe.

Pas de panique, tout est automatique. Si vous dépassez une limitation de vitesse ou êtes flashé par un radar mobile, l’amende est simplement envoyée à l’agence de location de voiture qui ensuite vous prélève directement sur la carte utilisée pour la location, parfois plusieurs jours après la restitution du véhicule.

À savoir :

  • Les amendes en Jordanie ne sont pas exorbitantes (souvent entre 10 et 50 JOD selon l’infraction).
  • L’agence reçoit l’information, règle l’amende, puis vous facture le montant exact.
  • Vous n’avez pas à vous rendre dans un poste de police pour payer quoi que ce soit. Ne payez jamais une amende en direct. 

En résumé : si vous conduisez prudemment, aucune chance d’avoir une mauvaise surprise.

Sans hésiter : automatique. C’est même l’option la plus courante en Jordanie. Pourquoi ?

  • Les routes sont montagneuses, avec beaucoup de dénivelés.
  • Les ralentisseurs arrivent sans prévenir.
  • Les villes comme Amman demandent beaucoup de stop and go.

Une automatique, c’est moins de fatigue, plus de confort et zéro risque d’abîmer l’embrayage dans des zones abruptes. Si vous préférez une manuelle, c’est possible, mais elles sont moins nombreuses dans les agences.

Très faible, voire quasi inexistant. La Jordanie est l’un des pays les plus sûrs du Moyen-Orient, et les vols de voiture ou d’affaires sont extrêmement rares.

Mais comme partout, le risque zéro n’existe pas :

  • Ne laissez pas d’objets visibles dans la voiture.
  • Privilégiez les parkings désignés près des sites touristiques.
  • Dans des villes comme Amman, des “parking boys” vous aideront à vous garer et surveilleront les véhicules pour quelques pièces (une pratique locale courante).

Besoin d’être rassurés : est-ce vraiment dangereux de voyager en Jordanie ? Ce que vous devez savoir


Vous avez encore des doutes ou que vous voulez un itinéraire optimisé et réaliste ?

  • Je vis sur place
  • Je connais les routes comme ma poche
  • Je vous crée un itinéraire fiable, testé et adapté à votre rythme

Avec la bonne préparation, un peu de prudence, et un regard ouvert sur la culture locale, la Jordanie en voiture devient un des plus beaux voyages possibles. Et si vous voulez être accompagné pour préparer votre itinéraire ou votre road trip, je suis là pour vous aider à vivre une expérience fluide, authentique… et sans mauvaise surprise.


Moi, c’est Axelle ! Expatriée en Jordanie et passionnée par ce pays fascinant, je crée des itinéraires sur-mesure pour vous faire vivre une aventure locale et authentique et sans y laisser un rein !

À travers ce blog, je partage mes découvertes, mes conseils, et un maximum d’inspiration pour que vous aussi, vous ayez envie de vous envoler vers ce petit bijou du Moyen-Orient. Alors, prêt(e) à plonger dans l’univers jordanien ?

car on desert

2 réponses à « Conduire en Jordanie : conseils, risques réels et dangers »

  1. Avatar de CATALDO
    CATALDO

    Bonjour, j’ai parcouru votre site (super detaillé 🙏) et je souhaiterai un renseignement si possible sur la location d’un van 8 places. Certaines personnes me disent que pour louer un van, il est obligatoire de faire appel aux services un chauffeur, qu’en est-il ? J’ai beaucoup de mal à trouver une loi ou un réglement confirmant ces dires. Par avance, merci. Bien à vous.

    1. Avatar de Escayalla

      Bonjour, je suis ravie que vous puissiez trouver des informations sur mon site ! La loi jordanienne indique que lorsque vous faites appel aux services d’un chauffeur, la présence d’un guide officiel avec licence (en plus du chauffeur) est obligatoire dès lors vous êtes 6 personnes et plus. Pour la location de van, vous n’avez pas besoin de la présence d’un guide et pouvez être en autonomie. Il faut cependant bien vérifier la prise en charge des assurances afin de vous protéger au maximum ! Au plaisir de vous croiser dans le Wadi Rum si vous y passez !

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